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La triste envolée finale de l'Euro SM... |
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La
Croisière s’amuse…
Superbe
soleil tant attendu en ce 22 juillet: une sortie organisée de main de maître
comme à son habitude par notre ami Roger BAIGE. Cheverny fût à la hauteur de
sa réputation, même mon pompiste local m’avait assuré tout en faisant le
plein: c’est certainement une journée que vous n’oublierez pas ! !
(l’avenir me prouva à quel point il avait raison....)
En
effet la prestation et le cadre du château furent des plus intéressants et le
retour de l’Euro SM (mascotte du
club s’il en est !) n’en fût pas moins mémorable. Décidant de
rentrer avant le gros de la troupe, ce fût un départ fin d’après midi, qui
à l’écoute d’un allumage récemment affiné devait me permettre un retour
vers la capitale en vitesse de croisière assurée !
Léchage de
Pédalo
Mais
tout se précipita lorsque, à une cinquantaine de kilomètres d’Orléans un
pneu arrière vint à éclater. Vibrations particulières et en général sans
grande gravité sur ce type de voiture et bien évidemment sur toutes nos
CITROEN équipées de la fabuleuse suspension hydropneumatique. Légers appels
de phares à la SM qui me précède pour un éventuel “coup de main”.
C’est alors, voulant stabiliser le véhicule par un léger léchage sur notre
rassurant “pédalo”, que j’ai subi un blocage inopiné (mais franc ! !)
des roues arrières façon Burt Reynolds dans “Attrape moi shérif”.
L’heure n’étant pas à la rigolade, je remis à plus tard la comparaison
avec une quelconque “Pontiac Transam” car le choc avant dans le terre plein
longeant l’autoroute me rappela à la dure réalité (avais-je touché la
vitrine avant gauche ? ?). Je me trouvais dans le cas de Michel
Piccoli des “Choses de la Vie”. La suite me
prouva que la comparaison cette fois était plus en rapport avec ma
situation actuelle.
SPACE
MOUNTAIN
Au
premier choc avant je tapais "de bon cœur” (surtout des côtes ! !)
sur le volant toujours pour l’instant habillé de sa petite plaque chevronnée
dorée à l’or fin ! S’en
suivi un choc nasal vers ce tableau de bord (légèrement lustré le week-end précèdent
d’un léger voile anisé). Pan ! Je m’en souviens très bien de ce choc
encore aujourd’hui !
Tout cela se passait juste avant le démarrage des différents tonneaux tous plus étonnants les uns que les autres. Confirmés par les témoins ébahis qui me suivaient, nul doute qu’ils surent apprécier le spectacle de “cette voiture” (toujours aussi mal connue) couverte de drapeaux multicolores favorisant l’image d’une valse bigarrée ! Moi, seul à l’intérieur de l’habitacle, attendant l’arrêt final avant de descendre, je me remémorais Août 97 chez Mickey dans ce Space Mountain où des nièces prévenantes en vacances à Paris avaient essayé de m’initier à ce type de sensations fortes. Là, attentif dans ma “lessiveuse” improvisée, empêtré dans ma ceinture de sécurité (dite modèle “spaghetti” d’époque garantie !), Je commençais à trouver le temps très long !
Comme au Cinéma
Pourtant
les festivités n’avaient commencé que vers cette petite vitesse que je
qualifiais "de croisière” (voir plus haut !). Piccoli, pendant
toute la durée du film, eu le temps de repenser à la belle Romy Schneider et
à d’autres conquêtes qui avaient jalonné sa vie. En ce qui me concerna à
ce point de l’histoire, j’essayais de savoir où se trouvaient jambes, bras
et autres gracieux membres ( ? !) composant cet étonnant corps que
m’avait donné la nature !
Un
Quintal en Apesanteur
J’avais
bien aperçu dans ce suivi de circonvolutions mon téléphone portable (déporté !),
l’appareil photo, la plaque commémorative (d’un rallye passé !)
diverses cartes Michelin et autres menu-monnaie etc, etc....
C’est
fou, tout cela mis en mouvement autour de mon quintal (pas plus) en apesanteur,
remplissant bien l’espace intérieur de l’habitacle futuriste qu’est un
coupé SM (banquette arrière comprise). Ce fût d’ailleurs sur la banquette
arrière que je me trouvais tête en bas, pavillon en haut ou l’inverse !
Coupé
du Bandama
De
l’extérieur, toutes ces “belles lignes sculptées par le vent” commençaient
à prendre des formes nouvelles: façon BUGGY, façon coupé du Bandama, puis façon
cabriolet car le tout commençait réellement à souffrir de l’aventure
trouvant tout comme moi le temps très long !
Bref, petite glissade finale sur le toit si amoureusement
polishé garni de ses lumineuses étoiles. Là, une question se pose:
n’avions nous pas justement trop polishé ce pavillon pour qu’il glisse à
ce point. Que ne rêvais-je à ce moment précis d’un bon pavillon vinyle
(comme sur mon ex-CX Prestige !) granuleux à souhait !
Petite
Custode et Grands Espaces
Le
calme revint, le rappel d’une méchoui-partie ne me tentant pas en cet instant
précis. Je décidais, non sans une vivacité certaine et insoupçonnée, de
m’extirper par cette petite mais néanmoins salvatrice vitre de custode,
explosée devant mes yeux hagards (je crois !). Tiens, "de l’herbe
et de la terre fraîche !”. J’avais donc bien fini par atterrir.
Quelques bouts de verre restants sur une garniture inox encore en place me
rappela combien la peau peut être fine le long du tibia ! Mais l’idée
d’un feu d’artifice tardif en ce 22 juillet ne m’intéressait pas plus que
ça ! Et malgré cette enveloppe charnue que beaucoup me reprochent,
c’est avec une certaine prestance et d’une agilité vive et ingambe (de
l’italien in gamba, en jambe.) que je sortis (à quatre pattes) vers l’extérieur
du vaisseau spatial ! Bref, je giclais
comme un petit lapin hors de son terrier !
Qui l’eut cru Madame Michèle, une si petite custode ? !
Dix mètres plus loin toujours à quatre pattes et à peine essoufflé,
j’eus la surprise de reconnaître ma caisse à outils vidée de son contenu.
Elle aussi avait subi le coup de la machine à laver ainsi d’ailleurs que tout
l’ensemble du coffre: cric, petits drapeaux, nénette à polir, croisillon et
autre roue de secours. Tout ce petit monde enfoui au plus profond de ce soit
disant minuscule coffre mangé justement par cette immense roue de secours !
Info
auprès de journalistes essayeurs: une fois retourné et bien secoué ce coffre
si dérisoire contient une foule de choses. Je n’en veux que pour preuve cet
étalage jonchant les trois voies de l’autoroute d’Orléans !
La
SM me précédant, celle des amis Jean et Danielle de SAINT OURS, faisant déjà
marche arrière, ne purent que constater les dégâts: la mascotte, telle un
magnifique hors bord décollant de l’onde claire venait d’effectuer son
envol final.
Cervicales
et Côtes (très) Flottantes
Le
reste de la deuxième mi-temps est sans effet particulier pour les Citroënistes
que nous sommes. M’éloignant de mon aimée gisante tête en bas les quatre
roues en l’air, elle avait eu l’attention de me protéger et m’avait bien
servi jusqu'à sacrifier son siège avant sur mes côtes flottantes !
Bref, j’avais mal partout mais la belle était bien morte (l’avenir
nous le confirmera !). Savez vous que ses roues pendant son agonie restèrent
(près d’une heure) tendues vers le ciel, telles des pattes de scarabée
retourné sur le dos et que la fin aidant, ses quatre Michelin (ou ce qui en
restait !) se rétractèrent dans un repos final bien mérité. Trouvant le
temps passablement long toujours allongé dans l’herbe fraîche, je me mis à
rêver de pompiers arrivant dans un HY des années soixante “pin, pon” et
gyrophare. Malheureusement, dans l’état où je me trouvais, je ne pus
confirmer la chose. Allais-je trouver le grand bellâtre du Dr CLOONEY dans
toute la panoplie de cet envahissant téléfilm “Urgence”. J’eus en échange
le charme d’une petite brune qui rapidement me remis les pieds sur terre et me
fit oublier son charmant sourire. Hésitante
entre trois ou quatre points de suture (je votais pour deux ! !),
radio, vibrations cervicales, et détails annexes genre minerve sur mesure,
furent le lot d’une fin de nuit me transportant dans des douleurs costales
bien éloignées des tapisseries et autres bichettes du Château de Cheverny.
Ce
fût tout de même en CITROEN SM d’un ami suiveur, que vers les deux heures du
matin, je rentrais "at home". Heureusement, car cette douce approche
de l’obstacle bitumeux me faisant apprécier à chaque passage de dos d’âne
avec douceur, facilité par cette suspension unique au monde tant appréciée.
Sans nul doute qu’un retour en Austin Mini m’aurait certainement achevé, me
faisant ressentir cette complexité qui unit si intimement cette
ignorée (jusqu'alors !) cage thoracique et ses voluptueux poumons
à chaque gravillon rencontré !
Avis à la
Population
Elle
était si vaillante et si lumineuse à Rétromobile, et au Salon de Genève, fêtant
ses trente bougies.
Avec
des consœurs bien plus sportives, elle avait participé dernièrement à
‘’l’Age d’Or” de Montlhéry, dont elle fût l’une des rares à
porter haut les couleurs chevronnées.
Ne
lui avais-je pas promis de l’emmener cet été, voir un bon nombre de copines
à l’EuroCitro au Mans ! ?
La
page tournée, repose en paix. Je garderai ce capot coloré, témoignage de tout
ce travail passé (voir Citropolis n°11) et d’amitiés retrouvées autour
d’un objectif difficile à atteindre, personnifiant la convivialité d’un
club équilibré. Ainsi, une nouvelle visée est retenue: une inédite “SM”.
Bien évidemment frappée des couleurs de l’Europe, différente mais bien décidée
à revendiquer le titre de mascotte du club.
L’idée
première de tous ces drapeaux m’était venue à la vue de cette fameuse GS
européenne. Ne serait-il pas envisageable, à la vue de ce nouveau projet, de
faire participer les innombrables Citroënistes ?
Ainsi,
sur la base de trois dessins, profils, capot, pavillon, il vous est offert,
vous, lecteur, de proposer ce que serait pour vous l’image d’une “SM”
portant les couleurs d’un club de membres passionnés.
Les
caractéristiques et critères retenus devront être respectés: ne pas modifier
les lignes originelles du véhicule. Avoir une connotation
européenne, avec drapeaux ou pas !
A vos pinceaux et autres crayons de couleurs, et si votre proposition est
retenue par les membres de l’Euro SM Club, quelques surprises vous attendrons
avec un voyage en SM lors d’une sortie du club. Dans l’attente de vos
artistiques créations, je retourne à ma minerve et aux petites annonces de mon
dernier “citro” car faut tout de même retrouver une nouvelle “bonne
base‘’…
Amicalement.
Pierre PHILIPPS
P.S :
En ce qui concerne le pourquoi de ce “chambranle” (comme disent nos amis
Canadiens) et de cet inexpliqué blocage de roues après éclatement d’un
pneu, l’étude est en cours et sera certainement sujette à d’autres
articles.
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